Actualités 2019 2020

La galerie itinérante de la filière Administration des Institutions Culturelles vous donne rendez-vous prochainement lors d'expositions et vernissages !

Instables - LUCAS IRAD
Exposition du 21 novembre au 13 décembre 2019 / du lundi au samedi / de 12h à 16h / Arles / Espace Van Gogh / Place Félix Rey / Salle du 1er étage de l’Aile Sud

Le travail de Lucas Irad est guidé par une recherche empirique des interactions possibles entre un expérimentateur et sa propre perception. En effet, nous pouvons agir sur notre manière de percevoir tout autant que ce que l’on perçoit peut agir sur nous.
L’omniprésence des écrans interactifs est inédite et exponentielle tout comme leur obsolescence programmée. Cela demande à l’humain une constante adaptabilité, sous peine de perdre en possibilités de choix, choix déjà limités par une interface également capable de décider pour lui. Lucas Irad détourne ces nouvelles technologies sous forme d’installations qui incitent le regardeur à être actif dans sa manière de percevoir. Ces créations peuvent être des supports à l’exploration personnelle, la disponibilité perceptive qui est celle de l’enfance.
Agir sur notre manière de voir le réel revient à influer sur la manière dont il agit sur nous. Si l’homme doit s’adapter, peut-il le faire en sa propre faveur et non en celle de ses créations ?

VERNISSAGE LE JEUDI 21 NOVEMBRE À 12H30
Avec une une rétrospective des expositions 2019 de la Galerie Itinérante

Accompagné par un duo guitare et chant, Victor Dumas, étudiant au Conservatoire Darius Milhaud d’Aix-en-Provence et Giovanna Bassani, chanteuse interprète et
étudiante à la FUP AIC

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LEANA PIRAVEAU
Exposition du 3 au 24 octobre 2019 / du lundi au samedi / de 12h à 16h Arles / Espace Van Gogh / Place Félix Rey / Salle du 1er étage de l’Aile Sud

Comment faire le lien entre l’extérieur et l’intérieur des choses ? Comment tirer des fils sur les émotions qui nous animent, qui nous angoissent et les ramener à la surface pour les comprendre, les accepter.
C’est avec ce questionnement que Léana Piraveau, diplômée de l’École Supérieure d’Art d’Avignon (ESAA) développe son travail artistique. Avec ses pièces, elle essaie de retranscrire ce qui peut jalonner l’esprit : les doutes, l’angoisse, la mémoire... Elle essaie de créer un espace entre-deux, une sorte de lieu imaginaire où rien n’est totalement complet. Par les matériaux, elle découpe, tranche, arrache, assemble, colle et ressoude. Tous les éléments s’assemblent entre eux pour faire un. Mais toujours est-il que dans cet espace, dans ce patchwork de morceaux éparses, il existera des vides, des déséquilibres. Tout autant d’évidences qui montrent que rien n’est immuable et gravé dans le marbre, que tout est toujours sujet au changement. Au gré du temps, au gré des gens, de nos humeurs, de nos habitudes, des liens se créent ou s’affirment, tandis que d’autres finiront tout simplement par disparaître.

VERNISSAGE LE JEUDI 3 OCTOBRE À 12H30

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BARBARA TRAN
Exposition du 17 octobre au 7 novembre 2019 / du mardi au samedi / de 14h à 18h /Aix-en-Provence / Bibliothèque Méjanes / 8-10 rue des Allumettes / Salle d’exposition

Barbara Tran est une jeune artiste plasticienne diplômée en 2018 d’un DNSEP obtenu au Pavillon Bosio, École Supérieure d’Arts Plastiques de la Ville de Monaco.
Évoluant d’un médium à l’autre, elle expérimente au travers de la céramique, de la sculpture, de la vidéo, de la composition sonore ou même de la chimie. Passionnée par le règne du vivant, elle passe ses observations par le prisme du fantastique ou d’une certaine science-fiction pour élaborer des paysages, des microcosmes qu’elle circonscrit à l’échelle de vitrines.
À ses organismes inertes, comme figés dans le temps, elle oppose la temporalité de ses vidéos et bandes-son dans un changement d’état permanent.

VERNISSAGE LE JEUDI 17 OCTOBRE À 18H

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FORUM « QUESTIONS DE CULTURE » de la FUP AIC UNIVERSITÉ D’AIX-MARSEILLE
Jeudi 21 novembre 2019, Antenne universitaire d’Arles, Espace van Gogh
Amphi Farouz, 3ème Étage, 14H30 à 17H30.

2ème ÉDITION : Les projets culturels de territoire

Contexte

En 2009, Laurent Roturier, Directeur Général des Services de la ville de Bron et artisan de la mise en place d’une intercommunalité culturelle à Annecy écrivait :

« Il y a plusieurs enjeux [pour une politique culturelle du quotidien] : un enjeu territorial, avec la reconnaissance de l’existence de territoires urbains plus larges que le territoire communal, avec un meilleur équilibre entre les centres d’agglomération et les communes périphériques, lesquelles se voient confier des manifestations qui se déroulaient auparavant dans les centres de communes. Un enjeu artistique, qui reconnaît que les projets culturels ne se limitent pas à un territoire dont les frontières seraient étanches. Enfin, un enjeu financier, qui aboutit à une meilleure répartition des moyens sur le long terme. Une intercommunalité culturelle réussie doit combiner tous les enjeux. Il est crucial d’assurer une politique culturelle du quotidien, c’est-à-dire de terrain, de proximité avec les usagers mais aussi de la faire rayonner localement, nationalement, voire internationalement ».
La Lettre du cadre territorial, N° 381, Juin 2009

Dix ans plus tard, la 2e édition du Forum « Questions de Culture »  s’interrogera sur les nouvelles logiques territoriales et les grands enjeux qui préoccupent les administrateurs culturels au moment des recompositions territoriales engendrées par l’Acte 3 de la décentralisation.

PROGRAMME du FORUM (14h30 > 17h30)

- Les nouvelles logiques territoriales propres aux intercommunalités
- Focus sur la professionnalisation des plasticiens

14H30 : introduction (30 mns)
Les nouvelles logiques territoriales propres aux intercommunalités
>> Mot d’accueil : Rosette Nicolaï, Directrice de la FUP AIC, Université d’Aix-Marseille (FEG) et Christophe Lespilette, Directeur du service de la Culture de la Ville d’Arles, Président de PACADAC (à confirmer)
>> Approche méthodologique : Magali Blain, Responsable Pôle Ressources, ARCADE Spectacle Vivant Sud

15h00 : interventions : 45 mns/Questions : 15 mns

>> Favoriser l'attractivité du milieu culturel et de son offre (15 mns) : comment rester attractif dans un monde totalement ouvert qui démultiplie l’offre culturelle par le net et les réseaux sociaux ?
Intervenant : Antoine Dunan, Directeur cohésion sociale, Communauté de la Provence Verte/Agglomération Brignoles

>>S’adresser à tous les publics et impliquer la population (15 mns) : trouver les outils et méthodes de moyen et long terme qui permettent de créer un lien de proximité et de confiance entre l'institution culturelle et les publics.
Intervenant : Louis Burle, Coordinateur du Pôle Publics et Territoires, DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur

>>Organiser la coopération créatrice de lien (15 mns) : projet culturel de territoire, transversalité des politiques publiques, compétence culturelle partagée, éducation artistique et culturelle : quel rôle est aujourd'hui
dévolu à l'administrateur culturel pour orchestrer la coopération entre les différents acteurs de la culture ?
Intervenant : Cédric Hardy, Coordonnateur  de la Fédération arts vivants et départements, exposera le chantier du LUCAS (Laboratoire d’usages culture(s) - arts – société) qui vise à déployer un Living lab national pour révéler et inspirer les pratiques de coopération territoriale entre départements et intercommunalités dans le champ des politiques culturelles.
Transition : dans le cadre des grands enjeux qui traversent le champ des politiques culturelles et de leur administration, les acteurs culturels et les pouvoirs publics doivent remettre régulièrement en question leur offre, leurs outils et leurs méthodes. Dans ce contexte,  il est essentiel pour l’administrateur de la culture de se pencher entre autres sur les problématiques inhérentes aux artistes, moteurs du changement et de l'innovation : l’édition 2019 a choisi de faire un focus sur la professionnalisation des plasticiens.

Focus sur la professionnalisation des plasticiens
« La France entretient une relation particulière avec l'art. En effet, elle est l'un des seuls pays à avoir organisé l'enseignement public en deux pôles distincts: d'un côté les arts plastiques et de l'autre les arts appliqués. L'exemple le plus frappant se trouve, dans un pays aussi centralisé que la France, à Paris, avec l'École Nationale Supérieure des Beaux-Arts dédié aux arts plastiques et l'École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs consacré aux arts appliqués. Les deux établissements se regardent comme deux chiens de faïence, à l'opposé de la plupart des grandes écoles internationales qui, par le mélange des genres, offre un panorama artistique complet aux étudiants. On m'a souvent demandé, à l'occasion de mes nombreux voyages à l'étranger, l'origine de cette situation, si surprenante pour mes interlocuteurs. J'esquisse alors une tentative de réponse en leur expliquant que la France, forte de son riche passé artistique, se considère avant tout comme un pays de beaux-arts.
Pour autant, être un artiste aujourd'hui en France c'est se confronter à ce héritage inestimable mais encombrant. D'autant que le marché de l'art s'est déplacé vers le monde anglo-saxon et particulièrement vers les États-Unis depuis la fin des années 50. Paris a perdu sa place de capitale mondiale de l'art et les pouvoirs publics ont semblé, depuis, s'y résigner. Le marché de l'art hexagonal a perdu de sa superbe quand, dans le même temps, la priorité a été plutôt donnée à la conservation qu'à la promotion des artistes, qu'ils soient jeunes ou moins jeunes. Les enquêtes sur les conditions actuelles d'existence des artistes français sont inquiétantes: niveau de vie très bas, obligation de cumuler d'autres emplois...
Seuls quelques-uns d'entre eux tirent leur épingle du jeu.
Mutualisation des moyens, partage d'ateliers, connaissance des outils informatiques, ouverture vers l'international et, surtout, confraternité professionnelle sont, sans doute, les moyens d'action nécessaires pour la survie artistique dans un monde chahuté par les bouleversements économiques, technologiques et numériques. »
Michel Bouvet, correspondances, octobre 2019.

16h00 (interventions : 60 mns/Questions : 15 mns)
>> ……………………(20 mns)
Intervenant : Hélène Forgeas, Chargée des expositions et des réseaux professionnels, FRAC PACA

>> la position de l’artiste plasticien dans le jeu des relations sociales et institutionnelles (20 mns)  : solitude du plasticien et nécessité d’une relation publique. Travail et ambition : comment vivre de son art ? Illustration avec le montage d’un projet à l’international.
Intervenant : Daniel Lefort, Écrivain, chercheur et traducteur, ancien Directeur de l’Alliance française à Buenos Aires et Hong-Kong

>> témoignages de trois diplômés des Écoles d’art de la Région (20 mns)
Intervenants : Rudy Ayoun (ESADMM), Lucas Irad (ESADTPM), Léana Piraveau (ESAA)

17h15 : Conclusion